paris

depuis hier je suis revenu à paris. je loge comme d’habitude chez nath. je m’y sens de moins en moins à l’aise – j’allais dire “chez moi”. je ne peux pas fumer à la fenêtre, ce qui n’est pas si mauvais en soi et m’oblige a descendre  dans la rue, a voir un peu de monde. ce soir je voulais fumer un peu d’h ramenee dans la poche d’un pantalon. fumer un j dans la rue a paris n’est pas trop dangereux, mais l’air y est si pur que l’h se sent a pas mal de metres autour. et comme il y a peu de monde, facile d’etre repere. tant pis, je pars pour un peu d’aventure urbaine. je l’allume devant l’immeuble et traverse la rue en direction d’une petite voie sombre qui perpendicule plus loin. il n’y a personne, sauf un bar tres anime a droite. en qq bouffees je sens deja la vibration chaude du j me prendre. je vais au bout de la rue, qui en croise une plus bruyante, puis fais demi-tour. Me retrouve en face d’un type en survet a capuche. A Paris, je prefererais presque rencontrer des flics qu’un type en survet a capuche. Avec les flics, je pourrais au moins discuter, ils ne me prendraient pas mon j, ne me mettraient pas un coup de boule.
Mais avec celui-ci, il ne se passe rien. Il me croise sans rien montrer, nos regards ne se sont meme pas croises. Je reviens dans la rue de N, traine devant l’immeuble, croise 4-5 personnes en couple ou non, et je m’avance vers le bar d’où venait ce brouhaha. Pourquoi pas me prendre un verre et voir s’il se passe qq chose. Essayer d’avoir une attitude attirante, que quelqu’un vienne me parler ici, dans mon ancienne ville.

Je rentre dans le bar, bonne musique festive. Pas mal de monde, surtout a l’exterieur, qui fument et parlent fort. Aucune mot interessant entendu: beaucoup de “ouais”, de “non mais ca va”, de “woh l’autre, tu t’es vu?”, forts, prononces par des gens jeunes, poilus, peu beaux. Dedans, de la bonne musique, un seul barman a l’autre bout. Au comptoir devant lui, une place libre, ideale pour etre servi rapidement – surtout qu’il a l’air parti pour une serie de mojitos. Mais a cote de cette place libre se tient une grande blonde en pull sexy blanc, si belle qu’elle en devient impressionnante; traverser le bar pour me placer a cote d’elle serait immédiatement remarque par le reste de la populace consituee de 15 types et 0 filles. Mais comme elle ne representait rien a mes yeux, j’ai pris place sans honte a cote d’elle et commande mon demi.
Une minute plus tard un type la rejoint et il n’etait plus question d’elle. Je parcours les visages et les conversations a portee.Des “hahahahahaha”, des “c’est quoi cette bouteille? j’en ai pas vu depuis 15 ans!”, un “ce n’etait pas moi en fait, je n’ai pas pas encore paye”, et au travers de la vitre, la rue blanche avec ses taxis blqncs qui descendent, tout le monde en habits noirs, immeubles beiges brunis par les lampdaires de 1h du matin.
Mon verre a moitie fini je sors sur le trottoir. Des groupes de 2, 3, 4 et 10 parlent enivres, appuyes sur les voitures, des dizaines de megots flottent noyes dans la coulee stagnante des caniveaux. Une fille, une sorte d’emmanuelle gtmn, me dit “vous avez un joli pull” avec la meme facon de battre des cils. Nous discutons un peu mais j’ai vite envie de rentrer. Je ne sais pas ou est le genie francais, s’il est mort, mais il ne buvait pas un verre dans ce bar ce soir-la. Aucune fille ne s’etait habillee correctement, elles etaient la comme dans leur salon, leurs bigoudis sur la tete, leurs clopes au bec. Bon, je suis peut-etre un peu injuste. Anyway, parcours les 20m, rentre en secouant les bras pour ne pas trop sentir la cigarette.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s