Archives mensuelles : avril 2011

lundi soir, la baule, paques

une fois bebe couchee, je sors avec l’espoir que quleque chose arrive ou m’arrive. je prends la voiture et me dirige vers ce qui devrait etre le centre nevralgique, l’avenue de gaulle. A son depart, place ???, devait se trouver le Vitro, “s’il y a un endroit ou danser a la baule, c’est le vitro” mentionnait un site. Or en ce lundi soir, apres avoir fait le tour de la place ???, le Vitro etait fermé et gisait sombre dans un recoin de la place. Je prends ensuite l’avenue de gaulle, toute aussi morne, volets baissés, je rappelle qu’il est moins de minuit. Au bout de l’avenue, place !!!, rond point et quatre post ados typiques de labaule (fils de classe moyenne supérieure, coupe justin bieber, chemises à carreaux sorties) gloussent en se tenant les côtes, quelques bars mais une seule terrasse où des gens discutent en fumant. C’est calme plat, j’arrive à la mer, tourne à droite, me gare. Traverse l’avenue que j’ai toujours appelée le remblai, et me poste devant la lune: ce soir elle est ronde, parfaitement pleine et se reflète sur un océan sans ride. Le spectacle serait parfait s’il n’y avait ces trois ados sur des vélos, à une centaine de mètres — malgré la distance, leurs voix clapotantes seules troublent la parfaite harmonie. J’allume un j face à la lune, essayant d’ignorer ces piaillements, ou de voir si je peux les joindre, mais non, je retourne à la lune, sur la gauche un autre groupe fait des trucs, plus silencieusement. Le j fini, je reviens dans la voiture, fais 300m et m’arrête devant le casino. J’ai lu quíl y a un bar, et de toute façon les casinos attirent des gens plus étranges. Mais je suis refoulé, je n’ai pas de piece d’identité, juste des cartes de crédit… De toute façn, derrière leur barrière je ne vois qu’une dizaine de types, souvent deux par deux, buvant un dernier verre sur fond de musique lounge soupe.Pas une seule fille, pas une seule pro pour animer la soirée. Je ressors, rencontre un type qui a l’air de travailler là.

– Bonsoir,  vous travaillez, ou vous habitez par ici?
– Euh non, pas vraiment… Mais qu’est-ce que vous cherchez?
– Vous connaissez un endroit où il y a un peu de monde, où ça bouge?
Le type me conseille à lárriere du casino, où par miracle sont concentrées les 3 bars boites de la ville. Re-voiture et tant pis, j’entre dans le premier endroit où il ya un peu de monde, ce sont en fait deux petits groupes, 3 à gauche et 5 à droite. Musique assez bonne, seulement deux filles qui font très locales, je m’installe entre les deux groupes, je dénote un peu mais passe finalement inaperçu, descends un rhum coca, me sens -d’un coup- pas très bien et me précipite dehors avec des hauts le coeur. Donc ce soir il ne se passait rien à la baule.

Mais je me voulais pas rentrer si vite, donc pris la voiture et me suis perdu, sous l’emprise de l’h, dans les petites rues de bretagne, pour arriver sur le bord de mer, à un endroit désert où je me retrouve seul avec un superbe paysage de pleine lune et étoiles pointues dans le ciel d’encre. Marche le long de la plage, m’habituant au froid, rencontre trois filles, grosses et courtes, et reviens à la voiture, m’arrête a nouveau une dernière fois, cette foisci sur la cote sauvage, de la soul jouée par la voiture –mais une chauve souris tourne de plus en plus près de moi, jusqu’à un demi-mètre, elle disparait puis reapparait furtivement devant moi, je suis dans le noir total et ne peut que deviner son souffle lorsqu’elle me frôle, bondissant de l’obscurité.

paris

depuis hier je suis revenu à paris. je loge comme d’habitude chez nath. je m’y sens de moins en moins à l’aise – j’allais dire “chez moi”. je ne peux pas fumer à la fenêtre, ce qui n’est pas si mauvais en soi et m’oblige a descendre  dans la rue, a voir un peu de monde. ce soir je voulais fumer un peu d’h ramenee dans la poche d’un pantalon. fumer un j dans la rue a paris n’est pas trop dangereux, mais l’air y est si pur que l’h se sent a pas mal de metres autour. et comme il y a peu de monde, facile d’etre repere. tant pis, je pars pour un peu d’aventure urbaine. je l’allume devant l’immeuble et traverse la rue en direction d’une petite voie sombre qui perpendicule plus loin. il n’y a personne, sauf un bar tres anime a droite. en qq bouffees je sens deja la vibration chaude du j me prendre. je vais au bout de la rue, qui en croise une plus bruyante, puis fais demi-tour. Me retrouve en face d’un type en survet a capuche. A Paris, je prefererais presque rencontrer des flics qu’un type en survet a capuche. Avec les flics, je pourrais au moins discuter, ils ne me prendraient pas mon j, ne me mettraient pas un coup de boule.
Mais avec celui-ci, il ne se passe rien. Il me croise sans rien montrer, nos regards ne se sont meme pas croises. Je reviens dans la rue de N, traine devant l’immeuble, croise 4-5 personnes en couple ou non, et je m’avance vers le bar d’où venait ce brouhaha. Pourquoi pas me prendre un verre et voir s’il se passe qq chose. Essayer d’avoir une attitude attirante, que quelqu’un vienne me parler ici, dans mon ancienne ville.

Je rentre dans le bar, bonne musique festive. Pas mal de monde, surtout a l’exterieur, qui fument et parlent fort. Aucune mot interessant entendu: beaucoup de “ouais”, de “non mais ca va”, de “woh l’autre, tu t’es vu?”, forts, prononces par des gens jeunes, poilus, peu beaux. Dedans, de la bonne musique, un seul barman a l’autre bout. Au comptoir devant lui, une place libre, ideale pour etre servi rapidement – surtout qu’il a l’air parti pour une serie de mojitos. Mais a cote de cette place libre se tient une grande blonde en pull sexy blanc, si belle qu’elle en devient impressionnante; traverser le bar pour me placer a cote d’elle serait immédiatement remarque par le reste de la populace consituee de 15 types et 0 filles. Mais comme elle ne representait rien a mes yeux, j’ai pris place sans honte a cote d’elle et commande mon demi.
Une minute plus tard un type la rejoint et il n’etait plus question d’elle. Je parcours les visages et les conversations a portee.Des “hahahahahaha”, des “c’est quoi cette bouteille? j’en ai pas vu depuis 15 ans!”, un “ce n’etait pas moi en fait, je n’ai pas pas encore paye”, et au travers de la vitre, la rue blanche avec ses taxis blqncs qui descendent, tout le monde en habits noirs, immeubles beiges brunis par les lampdaires de 1h du matin.
Mon verre a moitie fini je sors sur le trottoir. Des groupes de 2, 3, 4 et 10 parlent enivres, appuyes sur les voitures, des dizaines de megots flottent noyes dans la coulee stagnante des caniveaux. Une fille, une sorte d’emmanuelle gtmn, me dit “vous avez un joli pull” avec la meme facon de battre des cils. Nous discutons un peu mais j’ai vite envie de rentrer. Je ne sais pas ou est le genie francais, s’il est mort, mais il ne buvait pas un verre dans ce bar ce soir-la. Aucune fille ne s’etait habillee correctement, elles etaient la comme dans leur salon, leurs bigoudis sur la tete, leurs clopes au bec. Bon, je suis peut-etre un peu injuste. Anyway, parcours les 20m, rentre en secouant les bras pour ne pas trop sentir la cigarette.