Innocences

Entrée de janvier 2009

fin de la lune de miel

janvier 23, 2009 · Laisser un commentaire

Ce matin je me suis réveillé après une nuit de 4h suite à un rêve où je suis qq part en France, dans une salle avec pas mal de monde, des gens de la famille, des amis. Bébé joue avec une copine jusqu’au moment où elle s’aperçoit que je suis là et court à toute vitesse pour me sauter dans les bras. Avec la logique des rêves, elle me dit “j’ai fait une sieste CPRC comme tu me l’as appris”…. en anglais.  Je rêve souvent en anglais depuis que je suis ici. Je me suis réveillé en sursaut, j’ai pleuré.

Hier journée décevante où je m’enerve contre Hamwai qui ne se bouge pas pour me payer. Nous avons franchi la premiere étape pour le pavillon et maintenant il s’agit d’une histoire de dessous de table. Ainsi j’ai la confirmation que ce n’est pas le meilleur projet qui gagne mais celui dont les porteurs sont prêts à payer le plus. Il faut bien un critère de sélection mais il s’agit de l’argent du peuple qui est détourné par une poignée de paysans arrivés au pouvoir et dont les 30 ans de réformes n’ont pu assainir l’esprit.

Journée décevante car j’ai encore une fois la conviction que je ne suis pas fait pour vivre en Chine, ni même à hk. L’ame chinoise est grossière dans tous les sens du terme, aussi bien par les actes que les mots. Axl me dit que plus il comprend le cantonais, plus il s’aperçoit qu’ils se “parlent comme des merdes” au téléphone, ni un bonjour, ni un s’il vous plait, les ordres sont donnés et la non-personne en face doit les exécuter aussi rapidement que possible. 
Ils n’ont aucun goût, leur sens esthétique est médiocre au ridicule, et ils entretiennent un parfait mépris pour l’autre, surtout s’il est chinois mainland ou femme. S’ils sont les deux et que par malheur, elles leur tiennent tete, comme Sophie, ils n’hésitent pas à utilser de la plus basse vulgarité. 
Coté professionnel, la désorganisation et les spheres d’influence ruinent toute tentative d’amélioration, car seul compte l’avis du supérieur même si celui-ci change au gré de ses propres supérieurs ou clients.  C’est la premiere fois que je travaille avec eux en tant que partenaire –jusqu’ici j’étais leur client– je comprends désormais pourquoi personne n’aime travailler chez ADT et pourquoi les meilleurs partent dès qu’ils le peuvent. Il ne restera que ce noyau dur de petites frappes qui ne se contenteront que de petits coups minables avec des clients aussi peu scrupuleux qu’eux.

Je fais ce constat sur le chemin du retour, quelque peu désabusé voyant l’air se rafraichir autour de moi et les couleurs se morfondre en nuances de gris. De chez moi j’appelle bébé qui a une otite depuis plusieurs jours. Apres un début de conversation normal, elle me dit soudain “pourquoi estce que tu es parti, tu me manques tellement, je pense à toi tous les jours. Tu ne reviendras jamais habiter en France ? Ce n’est pas pareil maintenant, que quand tu me racontais une histoire avant de dormir, ou quand tu m’emmenais me promener dans les parcs ou dans les musées”. Elle se met à pleurer, je pleure aussi, j’essaye de lui expliquer pourquoi je suis parti, toute la douleur que j’ai ressenti en faisant ce choix cruel, mon coeur est brisé parce je fais souffrir la seule personne qui compte réellement dans mon monde. Je ne sais comment y remédier, si ce n’est de revenir plus tot que prévu à Paris…

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Bad

janvier 18, 2009 · Laisser un commentaire

Je suis à guanghzou, tout juste sorti de la présentation pour le pavillon du Gd. Le feeling d’Hamwai est “bad”, le mien aussi, même si je n’ai pas pu suivre la séance de q&a en chinois. Nous étions dans une salle de réunion d’un centre de conférences, il fait beau, presque chaud pour le retour de mon éternel costume Paul Smith. Pendant la présentation, Powerpoint a planté, ce qui n’est qu’un des signes icerbergiens de l’organisation d’adt. Je leur ai demandé 2 fois si la présentation fonctionnait bien, avec ses 300 megas de vidéos etc. on m’a répondu qu’il n’y avait pas de problème, que tout a été vérifié. Voilà, symptomatique de leur incapacité à m’écouter. Depuis le début ce projet est chaotique et nous en avons eu l’aboutissement. Leur réaction à la sortie est de critiquer les interlocuteurs du jour pour leur incapacité à comprendre des concepts et leur manque de vision. Mais il apparaît aussi clairement que l’amoncellement des idées a fait de notre proposition un stationary shop géant où les éléments les plus divers s’entassent sans ordre cohérent. Je leur avais dit de prendre une idée et de la gigantifier, et d’en rester là. Mais au fur et à mesure que la deadline approchait, chaque personne donnant son avis leur filait des maux d’estomac et ils eurent peur de manquer une idée. Ainsi le design extérieur ressemble à un stand -ce qu’ils ne savent que trop faire- et l’intérieur est plein d’imperfections criantes lorsqu’elles s’affichent sur l’écran de projection. J’ai le sentiment d’un énorme gachis, alors qu’au départ je pensais que ce projet serait mon tremplin idéal. Une telle occasion ne se représentera pas de si tôt. Peut-être fais-je aussi l’erreur de vouloir faire le consensus, de dire ce que je pense de cette voix trop douce. Au final le projet m’a échappé, bien que l’on ne m’ait jamais donné officiellement le final cut.

Nous sommes arrivés à 2h du matin, je n’avais pas sommeil, Myka est apparue sur Skype. Elle sort maintenant avec un autre français, mais je sens bien qu’il ne tient qu’à moi pour que nous soyons à nouveau ensemble. Elle est toujours aussi sexy, drole, je retombe sous le charme mais lui dit qu’elle fait mieux de rester avec lui, je suis un mauvais bf et je ne peux pas m’occuper d’elle comme il le fait. Elle fait la moue, me dit « call me (…), like before », et viendra à hk le mois prochain. Je m’endors à 5:30, me réveille à trois heures plus tard. Aucune pression, je ne présente pas.

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La colline des nuages

janvier 15, 2009 · Laisser un commentaire

Une hongkongaise ne refusera jamais un plat de nouilles, quelque soit l’heure, c’est viscéral. Cette nuit je travaille chez adt sur le pavillon du gd, le projet est un cauchemar sans queue ni tete, qui doit se finir un jour car par chance il y a une deadline et des délais incompressibles. Demain j’ai prétexté un rendez-vous client pour ne pas avoir encore à subir leurs hésitations et leurs idées ahurissantes comme “le cerveau” de la semaine derniere. La soirée s’éternise, je msn en meme temps avec Icey, une fille de 21 ans superbe sur les photos de son annonce sur LS. Hier nous avions brievement parlé, elle m’avait semblé distante. Ce soir elle a l’air plus détendue, je plaisante avec elle, et au milieu de ce chaos je souris béatement car je sens la fin proche. Elle se couche vers 1h, les palabres continuent autour de la proposition, nous perdons du temps sur des détails incohérents, je m’en fiche totalement, je sais que je vais dormir l’esprit tranquille, et demain je dois passer la journée avec Hoa.
A 4h du matin, j’ai fini, les 3 autres sont à moitié endormis dans les fauteuils de la salle de réunion qui nous sert de qg ; nous pourrions porter des casques tellement nous sommes en état de siège mental. Voilà qu’Icey réapparait, je m’étonne, elle me dit qu’elle est insomniaque, alors je propose des late noodles, elle accepte avec un point d’exclamation, incroyable. Cela n’arrive qu’à hk, ou certainement ailleurs en Asie où la nourriture est si importante. A Paris, de toute façon, où trouver un restaurant simple ouvert à 5h du matin? A HK, il y en a dans tous les quartiers, et manger n’induit pas la meme pression que boire. Le repas est un partage qui a lieu dans un endroit normalement éclairé, où l’on peut discuter. Cet échange est moins évident dans un bar où la musique, la foule et la pénombre hachent la conversation, voire obligent au résultat.
Je la rejoins donc pres de chez elle à cwb, moins belle que sur les photos mais un charme fou, je ne sais pas pourquoi j’ai autant de chance, sans doute parce que j’ai passé la soirée à sourire, observant la pensée du jour du dalai lama – cadeau de noel – lue avant de partir pour le bureau — qui dit “l’esprit humain est unique et précieux. Doté d’une souplesse et d’une capacité de sagesse inhabituelles, il peut évoluer à une vitesse qui n’a d’équivalent dans aucune autre forme de vie. L’homme peut tomber dans la plus profonde obscurité spirituelle ou atteindre l’état supreme du parfait éveil, cela dépend de lui.” Ces dernieres années ne m’ont rien appris d’autre — je l’ai en fait appris en 1994, au moment où mon scooter a gravi la colline des nuages pour me révéler Lang Co.
Donc en face de cette fille magnifique qui me rejoint au milieu de la nuit, je n’ai pas de raison d’arreter de sourire et de bénir chaque minute de ma vie. Le plus parfait exemple du passage d’un extreme à un autre en quelques instants, grâce à quelques nouilles nocturnes… 
 En se quittant, elle me dit de la rappeler pour passer une soirée dans les quartiers dangereux de kowloon où traine la pire faune qui soit…
Dimanche présentation à gz, drole de processus: ils recevront les propositions samedi, nous diront l’heure de la présentation “samedi avant minuit”, et donneront la shortlist “avant dimanche minuit”. Nous avons 20 minutes pour présenter, je ne peux pas croire que cela se fasse d’une façon objective, voire honnete. Bref, expériences uniques,  beaucoup d’émotions à venir, le bonheur.

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Urgence sur le pavillon

janvier 8, 2009 · Laisser un commentaire

Je ne sais plus si je l’ai mentionné ici, mon rapide voyage à Paris pour Noel. Arrivé le 23 je cours d’abord à droite à gauche avec bébé pour finir les préparatifs. Etaient présents au diner du 24 les parents de N, la soeur-mari-et-cousine, et nous trois, comme d’habitude, comme si rien n’avait changé. Nous le voulions ainsi pour le premier Noel apres la séparation.  

Le lendemain mon pere et ma soeur nous ont rejoint pour un diner bonne soirée. Cadeau reçu entre autres, un livre sur l’histoire fascinante de Zheng He (à prononcer dzeng heu). Né fin du 14e siecle dans le Yunnan occupé par les Mongols, il perd son père pdt la guerre contre les Chinois. Encore enfant, il est castré et devient esclave eunuque au service du prince Zhu Di  qui deviendra empereur sous le nom de Yongle. Il s’élève peu à peu dans la hiérarchie et devient amiral de la marine chinoise. Au long de ses 7 voyages – chiffre ô combien symbolique- il fait du commerce et étend l’influence politique de la Chine sur ses voisins, règle les conflits locaux. Son dernier voyage l’emmenera sur la cote orientale de l’afrique, en longeant vietnam, thailande (…) inde (…) péninsule arabique, somalie, … Son armada comprenait jusqu’à 300 bateaux et 30.000 hommes, c’est dire combien les periples de colomb, de gama, magellan nous ont été relatés d’une facon disproportionnée en regard de l’histoire mondiale. 
Un type a meme écrit un livre prétendant qu’il avait parcouru l’amerique nord sud est ouest, car les cartes sur lesquelles se sont appuyés les explorateurs européens comportaient déjà des plans précis des cotes americaines.  
En tous cas une histoire incroyable dont on pourrait tirer un film à oscars :)
Pour  finir il était censé mesurer 2m10…

Ensuite nous sommes déjà le 26 décembre et je fais 2-3 trucs avant de me retrouver le 28 au soir en train de diner avec Fab et Co, puis Fred vient me chercher en scooter, il fait -5 mais c’est tout de meme agréable, nous rejoignons jch et Emilhomme, mon ancien coloc. Verres, puis deuxieme diner, tout le monde a l’andouillette au pied de cochon car il n’y a que ça d’ouvert dans ce vieux Paris de fin 2008 — c’etait déjà le seul endroit ouvert la nuit il y a 20 ans. Nous avons un diner super drole, toujours appréciable alors qu’aucun d’entre eux ne se connaissait avant, plusieurs fois nous nous roulons sous la table de rire, j’avais l’impression que ca ne m’était pas arrivé depuis des mois. Fred et Jch tous les deux, tordants.

Je reprends l’avion — à cdg alerte au colis abandonné, ils nous font reculer de 4000 mètres. Je pense que ca va durer 15min donc je sors fumer. En fait cela s’éternise, je reste dehors à me geler les pieds, impossible de rentrer tellement l”aeroport est plein comme un oeuf. Un Plaf plus tard, nous revoilà dans la file d’enregistrement en ordre redistribué. Avant je voyageais surtout en bizness, je ne me preoccupais jamais d’arriver tot. Maintenant, l’enregistrment prend une plombe, et on tique toujours sur le poids de ma valise. Cette foisci elle pèse 32 kg, l’hotesse m’en accorde 25. Je retire en vitesse les objets les plus lourds -livres, vaisselle, bouteille de marc de gewurtz et les transfère dans le sac que j’amenais en cabine. Ensuite aux rayons x je m’apercois qu’il est interdit d’amener des liquides en cabine., horreur ils risquent de me piquer ma bouteille, j’en suis fou.
Appliquant ma theorie du bug systémique -ou de l’emmerdement de trop- je demande au douanier de la vider, je ne veux pas la laisser comme ça. Cela crée un petit déréglement dans le système, auquel le douanier doit soudain répondre alors qu’il n’y est pas préparé et qu’il ne dispose d’aucune solution rapide: en effet, aucun endroit où vider un litre d’alcool. Voyant sa gene je me porte à son secours: S’il vous plait, c’est un super alcool, un cadeau de Noel… Il regarde des deux côtés comme s’il allait traverser la rue et me fait une petite grimace qui veut dire qu’il me laisse la ranger. 
Je me demande la tete qu’il aurait fait si le vol cathay 261 avait explosé en vol (lol)
Néanmoins grâce à lui j’écoute Tosca en écrivant, un verre à côté de moi, je trinque à sa santé.

Depuis mon retour, travail en urgence sur le pavillon. Nous sommes 4 à brainstormer et il n’en sort rien, les concepts dont je leur parle leur sont completement étrangers, inaccessibles ou vains. Hier soir je manque de pleurer de désespoir lorsqu’ils explorent depuis une heure l’idée de faire ce pavillon de la forme d’un cerveau. Un vrai cerveau avec ses crevasses et son aspect de viel excrément gélatiné. Ils ne comprennent rien aux symboles, à la couche de surprise magie poésie que l’on pourrait injecter dans un endroit ouvert au public. Tout doit etre évident, gros, vert ou rouge flashant, avec des formes rondasses. 

Je pense à bouger au Vietnam, lorsque j’aurai reçu l’argent de l’appartement. Il me permettra de vivre tranquillement pendant plusieurs années et de changer à nouveau le cours de ma vie. J’aime hk mais je sens qu’elle n’est qu’une étape ; sa partie occidentale ne m’interesse pas, et je ne crois pas pouvoir/vouloir m’adapter à sa partie orientale. Je ne veux pas apprendre le cantonais -ca me semblerait aussi utile que d’apprendre l’allemand- donc cela influe sur ma capacité d’intégration. Aller vivre au vietnam signifie certainement faire quelque chose de completement différent, cela ne me dérangerait pas. Bien sur tout peut changer si nous gagnons la comptition pour le pavillon, ou si je tombe amoureux d’une hkgaise ; tiens Szewan me manque.

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Rouge Noir n°18

janvier 4, 2009 · Laisser un commentaire

long diner avec Szewan de 7h à 1h, à times square restaurant thailandais longue conversation charmante, fine, souriante, compassionnelle parfois ahah, elle est la premiere à enfin être d’accord avec ma vision des trois castes de la societe hkgaise: en haut les expatriés, au milieu les hkgais et en bas les autres asiatiques- y compris les chinois mainland-, et les hkgais sont à la fois fascinés par les  uns et méprisants envers les autres. Ces trois couches sont totalement imperméables, physiquement dissociées dans le quotidien: les circuits qu’ils empruntent sont distincts et frappants qu’ils tiennent du stéréotype, de la répétition warhol, et dans les lieux “mixtes” il y aura tres peu de tables mélangées, ou bien les foules se cotoieront comme à l’hippodrome… Szewan parle meme de racisme, ce qui est dans son vocabulaire plutot extreme. Ses ongles sont rouge noir de chanel. Elle a aussi un projet avec des artistes indonesiens contemporains, et veut y faire participer la communauté indonesienne de cwb. Elle dit “On ne fait jamais rien pour eux, on les ignore!”. L’art et le peuple, j’adore.

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nouvel an

janvier 1, 2009 · Laisser un commentaire

voilà l’occasion d’un petit bilan, à 8h du matin apres mon premier nouvel an à hongkong.

1. je suis assez haut, ce qui est l’exact état dans lequel je voulais finir

2. je suis rentré seul, ce qui est aussi l’exact état dans lequel je voulais finir

3. nous avons d’abord fait un truc chez moi, bouteille de piper enfin ouverte, flav, nicole, les deux ruby et moi, puis direction central pour voir le feu d’artifice sur l’ifc, video à bout de bras, feux moyens auxquels il manquait une musique mais par pitié d’un autre compositeur que celui qui a pondu les illuminations  de 20h. nous étions au pied de ce grand gratteciel phallique qui étend ses griffes pour l’instant au plus haut de hk. pendant 5 minutes l’ifc eest en flammes, étrange totem – d’habitude les f d’artifice sont lancés dans le ciel, ou à partir d’une esplanade – plate. On attend des bouquets, des entrelacements de couleurs, des fleurs qui éclosent d’un mouvement gracieux – mais ici, les jets sont excentriques,  filent droit dans le ciel en deux, trois compositions différentes seulement. une déception, mais au moins ressenti le plaisir d’etre au milieu d’une foule prise d’une liesse de circonstance. je crois que personne n’a été dupe, c’est comme si la crise avait étouffé les cérémonies du minuit. Néanmoins, nous sommes sur une promenade le long de la baie, le vent un peu frais, 9 8 7 6 4 2 1 2009 !

4 dragon i, un dj nyorkais envoie des tubes de funk. Apres minuit, le premier sms que j’envoie s’adresse à Szewan, que j’ai rencontrée aujourdhui dans sa galerie à cwb. malgré l’excellente musqiue, malgré les deux liits, je n’arrive pas à me décoincer. rlai me dit qu’elle trouve la musique horrible et qu’elle veut aller à wanchai ; j’hallucine. Je n’attends rien de la soirée, je pensais rester encore une heure et rentrer chez moi. de jolies chinoises élégantes dansent au loin, de la house, une fille à la perruque orange, les flammeches lancées par ces cigares, le caissson de basse juste à coté de moi… ok nous les quittons  et atteignons un bar de wanchai à l’angle, au milieu d’une foule anglosaxonne bourrée, avec l’habituel renversage de bière sur le trottoir, les gros rires éructants des gras et grasses maitres du monde, de leur monde minuscule. MAIS la musique est bonne, alors profitons du spectacle. Rlai me surprend encore lorsqu’lle propose d’aller au fwick. Là nous rencontrons Ernest, qui plus tot nous avait rejoint à central et qui avait touché la jambe de rlai à di… Il ‘est excusé de son geste, il dansait avec amy, tu vois, amy. 

5 bridge, musique palpitante, stroboscopes, hypnotisme. je fais n’importe quoi, et il y a toujours un type qui vient me parler. ce soir il s’agissait de james, un anglais chauve bodybuildé portant un collier de boules chinois. nous sortons au petit jour. je rentre, écris ceci dans mon lit et m’endors les rideaux ouverts pour avaler la pleine lumiere de ce 1er janvier 09  pendant mon sommeil.

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