Innocences

Entrée de juin 2008

la Réunification

juin 29, 2008 · Laisser un commentaire

j’ai appris que j’arrive à HK le 1er juillet, c’estàdire le jour qui fête la réunification, la rétrocession à la Chine. C’est un hasard bien sur, mais aussi, pourquoi pas, un signe, le signe que je me réunifie avec moi-même, avec l’Asie.
Ca m’a rappelé le jour de mon arrivée à Saigon en 1999, autre grand moment de bascule dans ma vie. Dans le taxi je vois des foules à l’entrée des temples, des nuages d’encens qui s’envolent dans les arbres, la ferveur sur les visages. Le chauffeur me dit qu’aujourdhui est le premier jour du 7e mois lunaire, c’est le mois des âmes errantes, et à ce moment là, j”étais vraiment une âme errante…

L’histoire se répète, mais cette fois ci avec une nouvelle perspective…
En attendant, je pars dans 24h, je n’ai pas commencé ma valise, le lave-linge ne veut pas se mettre en route, je dois finir la proposition pour l’évenement de septembre à hk, et ranger le bureau…

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wow

juin 28, 2008 · Laisser un commentaire

hier soir, pot de départ, deuxieme sequence, d’autres personnes, une atmosphere completement différente sans doute grace au thème: champagne!
vers 9h fabienne arrive et nous montre la minirobe rouge qu’elle vient de s’acheter en solde, un petit morceau de tissu qu’elle agite devant les taureaux soufflants narines dilatées. Ensuite elle me montre comment elle fait le pont, elle porte un dos nu, sa jolie poitrine pointe vers le ciel. Très vive, énergique et drôle.
Ensuite Th -32 ans- et Max -25 ans- arrivent, puis Paulo, puis Aud et beaucoup d’autres, tout le monde porte sourire et bouteille de champagne, virg, joli top blanc à volants, la nuit tombe par bonne chaleur, je suis très à l’aise. Quand fabienne repart je la raccompagne et par la magie des bulles je me retrouve à l’embrasser à glisser les mains sous son dosnu, la plaquer contre le mur devant l’ascenceur -dont la porte s’ouvre sur deux invités, la fille m’engueule gentiment, nous rions, contnuons dans l’ascenceur et dans la rue, tres érotique,je lui caresse la poitrine en guettant le taxi. Excellente mise en bouche pour cette soirée.

Plus tard je descends porter un verre de champ à la clocharde d’en bas, qui en boit la moitié pour finalement le jeter et m’insulter.

Lorsque je remonte tout le monde est au courant que Machine m’a surpris en train de rouler des pelles sur le palier. Je ris, je me demande ce qu’il y a de mal, à part l’éventuelle indécence qui aurait pu choquer son ame, que je ne crois pas facilement pudique à la façon qu’elle a de parler haut ; mais je sens que c’est un test, je la laisse faire sans me laisser faire.

Plus tard, j’ai parlé à tout le monde, bien ri notamment avec Aud et Manu, une partie des amis va se coucher et arrivent Grwn, et une japonaise, une puruguayenne d’origine jap, deux colombiennes colombiennes, avec deux mecs. A un moment la japonaise me dmande où est ma chambre — là derrière, tu veux la voir ? — oui ! et en deux secondes lechages de langues surexcités.
Grwn est legerement distante, pourtant les regards qu’elle soutient…  cet apres midi je lui ai dit “pqoi tu m’obliges à me courir derriere toi? tu penses que tu es unique ?”

La soirée continue, on parle on fume danse, un gentil voisin vient nous demander la prochaine fois de prévenir, il doit se lever tot demain matin. Je suis désolé pour lui, il est vraiment sympa, mais j’ai envie de faire la fete, si nous baissons la musique et parlons bas, que peutil se passer ?

Lorsque mes amis s’en vont, ce soir spécial avant mon départ, je suis touchépar l’émotion de certains, je sens qu’ils vont quand meme me manquer.

je ris, je souris. A la toute fin vers 6h du matin, coup de théatre tout se joue en quelques mots et virg reste avec moi. comme je pars à hk, j’ai la priorité, après je ne vous embete plus.

Quel changement a bien pu se produire en ma personnalité pour qu’en ce moment les femmes viennent si facilement. je n’ai rien à faire, juste à suivre mes envies. Je dois rayonner, et je devrais aussi rayonner professionnellement. Je pourrais me servir de ce pouvoir de séduction pour ne seraitce que rendre ma pensée aussi sexy.

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à quatre jours du

juin 26, 2008 · Laisser un commentaire

aujourdhui la classe de bébé nous invitait à voir ce qu’ils avaient appris tous ces jeudis soirs en cours d’anglais. Elle était si attendrissante à chanter et répondre aux questions de la maitresse en tendant bien haut le bras droit, elle nous jetait des regards amusés ou d’une idée de bétise à dire. Je la filme avec mon téléphone. nathalie porte une très belle robe d’été, elle a l’air heureuse. ensemble nous sommes brillants, séparément aussi, nous sommes différents, qq chose qui n’est pas commun à la plupart des gens, un air noble, bienveillant, souriants.

je me sentais mal, si mal, avant et après; en y allant, dans le métro une sensation vibrait sourdement dans ma cage thoracique, plexus. je me suis forcé à respirer, à me concentrer sur la rive paisible de mon souffle. pendant l’heure d’anglais, mon coeur rayonnait en regardant bébé et les autres enfants si charmants chanter What’s your name My name is (   ) Hello (    ) , et demander de l’un à l’autre “What color is this? — This is red (nous avons tous les trois ri quand elle a eu la carte RED, ce mot qu’elle n’arrivait pas à intégrer et que je lui ai fait répéter 100 fois).
Bébé aime courir, est pleine d’énergie, elle ne peut pas marcher dans la cour, elle sautille, elle est beaucoup plus vivante qu’à la maison où elle rechigne pour sortir.
Ces dernieres semaines nous avons fait plusieurs cours/fetes de fin d’année. Il faut que je m’arrange pour etre à paris pendant cette période.
En sortant du cours, je l’enlace, la serre fort et embrasse son cou. Puis elle s’éloigne avec son cartable rose. Je me retourne, j’ai envie de fondre en larmes. Je suis dans la rue, elles ne viennent pas, je tourne à l’angle, branche mon mp3 ; bientot la musique, les passants, le sol n’apparaissent plus ; je marche seul boulevard Voltaire à 6h du soir, la rue est déserte et silencieuse. Je descends dans le métro, monte dans un wagon, m’assieds sur un siège. A travers une fenêtre je regarde des quais puis des tunnels qui défilent. Il n’y a personne sur les quais, les portes ne s’ouvrent pas. Le métro me dépose à République. Je monte les escaliers à côté d’un type à la peau rouge et qui cache un couteau dans sa main gauche fermée je vois le bout du manche. Je ne marche pourtant pas plus vite, remonte à sa hauteur et le dépasse lentement, centimètre après centimètre, de façon presque provocante. Je n’ai pas envie d’accélérer, je n’y pense meme pas, j’ai presque envie qu’il veuille me menacer, pour que je puisse me défouler sur lui, un petit fight club dans un couloir de métro, que je perde ou gagne.
Puis en ouvrant la porte du bureau, voilà, je pleure.

à quatre jours je bugge complètement, j’arrive dans un goulot d’étranglement où la proposition pour ESE HK traine, je glande sur l’ordi des heures, je ne fais RIEN et vois arriver le mur en paniquant sur place. Demain matin petit déménagement, je sens que je ne vais rien bouger, si ce n’est les archives de CS que j’emmene chez Yami. Oh je sais bien que j’arriverai à tout faire, et que j’arriverai exténué dans l’avion. Et je sais aussi que lorsque les portes de l’avion s’ouvriront, je bondirai dans la ville, le cerveau enfin déparisianné, nettoyé, libre, frais !

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billet réservé

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

aujourd’hui j’ai pris les billets d’avion, mon avenir a désigné une direction, quelque chose s’ouvre en moi. je pars le 30 juin. Je ne sais pas si c’est une étape importante dans ma vie. Je fais peutetre comme jch qui est parti vivre à new york pour fuir sa famille. Je fuis cet environnement trop stable et paralysant, qu’il s’agisse du pays, de la famille, de mon ancienne amour. Parfois je doute, me mets à penser que je n’y arriverais pas, mais je ne pourrais me mentir sur l’envie et sur l’évidence. Je ne suis pas français, je n’ai jamais été parisien. Paris n’a été agréable pour moi, depuis mes 6 ans, qu’aux alentours de 2000, ls premieres années avec nathalie car je voyais tout en rose. Le reste du temps, l’ame francaise m’est étrangère, vulgaire surtout dans sa prétention. Je dois certainement mes doutes à la france; bien sur tous les francais ne sont pas… mais il subsiste toujours un certain sentiment de supériorité, de mieux comprendre la marche du siècle, d’avoir dans ses veines du sang royal ou révolutionnaire, en tous cas d’être l’héritier d’un commandement moral puissant — car le francais éclaire le monde. Ici je me sens mal à l’aise.

Avanthier j’ai marché deux heures dans le quartier, passé au travers de la petite jungle de la promenade plantée dans le 12e. Dans l’enclave étroite et profonde une végétation terrible, un petit JungleLand. Le chemin s’enfile entre des feuilles géantes, l’air est humide, un escalier monte vers nulle part. Ensuite on passe dans un tunnel, réaménagé, où d’étranges cascades sculpturales ponctuent la voie large signalisée en bandes filantes. Il n’y a personne sur les 200 mètres; malgré son étrangeté, ce tunnel ne donne pas envie d’etre traversé comme un remake d’irreversible.

Donc le programme se met petit à petit en place, je suis tout excité. Il me suffit de me rappeler qui je suis lorsque je suis en Asie pour tout de suite voir remonter mon énergie, ma soif, mon envie.

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Nouveau k/o

juin 5, 2008 · Laisser un commentaire

à moins que j’aie voulu dire nouveau chaos. pourtant tout va à peu près bien, les choses vont s’emboiter naturellement, surtout si je ne m’angoisse pas.
où suis-je? au Génie. Sur le lit du salon, portable sur les jambes, petits coussins. La voix d’un type qui a l’air de parler au télephone à moitié ivre, parfois des ronflements de bébé qui se retourne. Phuong vient de décider que nos vies et orientations à court terme ne pouvaient pas coincider, donc, comme selon la formule consacrée, restons amis et voyons comment les choses se passent. Nous nous rejoindrons un jour. C’est vrai que j’étais perdu, je n’avais pas d’argument en ma faveur. Effectivement nos objectifs divergent, nos lieux de vie aussi. Elle est si amoureuse que la concentration lui manque, l’envie que nécessite son métier, dit-elle. Je n’ai pas d’avis làdessus.

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