Samedi 17 mai je suis en normandie, dans un lieu que je n’ai jamais réellement pu situer sur une carte, quelque part le long de l’A13, à 50km de honfleur, village classé parmi les plus beaux de france, vallées verdoyantes (il pleut souvent), routes traversant des bois petits et très denses. C’est l’anniversaire de mon nouveau père, une fête surprise lui a été organisée, ses plus proches amis, nous passons l’apresmidi dans le magnifique jardin.
La nouvelle de mon départ à hk s’est propagée dans ce groupe d’une trentaine qui ne me connait pas mais entend parler de moi depuis quasi 1 an. Ils sont des gens qui ont plutôt bien reussi (les plus belles marques de voitures garées en ligne), bons vivants et ont eu un rapport plus ou moins proche avec l’asie.
Il est 1 heure du matin, ils sont tous couchés, dans la salle à manger pénombre, besoin d’écrire de décrire cette sensation d’être poussé, levé par ces personnes qui tout l’apresmidi m’ont tour à tour parlé de hk. Ce couple (ma nouvelle cousine) y est allé pour leur premier voyage d’amoureux. Ce septuagenaire encore bien vigoureux s’y rendait pour acheter des petits gadgets qu’il revendait par dizaines de milliers en france. Cette magnifique femme de 50 me transperce par la bleueur de ses yeux. Jan me parle romantique et force du destin.
Dans l’apresmidi il pluie de mousson, puis il soleille à en projeter une dizaine de personnes dans la piscine, dont certains se baignent en sousvetements. Ils sont bien plus délurés que moi et n’importe qui de ma génération, à 60-70 ans. Nous buvons champagne et vins, douceur de vivre. Bébé court avec sa copine, me supplie pour rester dans l’eau avec ses lèvres violettes, à chaque fois que je la regarde je pense comme je l’aime et à la douleur à venir de la séparation. Elle est aussi la seule maintenant qui ne le sache pas et je ne supporte pas de me cacher, surtout à celle que j’aime le plus.
Impression: tout ce qui m’arrive, tout ce qui est arrivé depuis un an me semble avoir été pensé, consciemment souhaité. A un moment j’ai voulu que nathalie me quitte. A un moment j’ai voulu que jmé, s’il la fascinait, devienne son nouveau. A un moment j’ai voulu, avant 40 ans, habiter en Asie. Devoir ou non écouter ces pensées fugitives acides, écloses vénéneuses pleines de jus puis fanées par la raison.
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