2007 fut l’année de la fin des innocences. Chacun dans notre coin avons atteint la fin de nos illusions ; ce n’est pas le monde qui s’écroule, juste un de ses pans que l’on a mis des années à construire, qui se renverse.
Jcharles a découvert qu’il n’était plus amoureux alors que sa femme et lui se battaient pour pouvoir enfanter et dépensaient des fortunes, souffraient pour que ces embryons puissent atteindre leur matrice,
Annelie a découvert que le père Noël qui venait nous visiter chaque année était cette fois remplacé par son grand-père déguisé,
Et que ses parents finalement risquaient de se déchirer,
Nathalie a découvert que celui qu’elle aimait pouvait être remplacé, elle s’épanche dans une histoire extraconjugale avec un de ces hommes qui vendent de l’ascendant et de l’écoute,
Tuan a découvert son pire ennemi, lui-même, et en particulier ses désirs sans finalité, et se remémore douloureusement que les femmes n’aiment pas voir la faiblesse chez leur homme, ainsi soit-il
(…)
Nous pensions que notre élan nous porterait vers l’éternel et nous nous sommes rendus compte que nous étions des êtres fragiles qui vieillissaient dans un décor de carton-pâte. Un jour le carton flechit et il faut reprendre son baton d’aventurier.
Je viens de lire que l’Asie cherche à libérer l’homme de ses désirs, tandis que l’Occident cherche à libérer l’homme par la conquete de ses désirs.
Il n’y a rien de plus vrai, et c’est sans doute la cause de mon dilemne perpétuel; “is that all there is?”
funk, j’ai mal j’ai mal, il me faut une rencontre, sinon peutetre que je n’y arriverai jamais.