lundi soir, la baule, paques

une fois bebe couchee, je sors avec l’espoir que quleque chose arrive ou m’arrive. je prends la voiture et me dirige vers ce qui devrait etre le centre nevralgique, l’avenue de gaulle. A son depart, place ???, devait se trouver le Vitro, “s’il y a un endroit ou danser a la baule, c’est le vitro” mentionnait un site. Or en ce lundi soir, apres avoir fait le tour de la place ???, le Vitro etait fermé et gisait sombre dans un recoin de la place. Je prends ensuite l’avenue de gaulle, toute aussi morne, volets baissés, je rappelle qu’il est moins de minuit. Au bout de l’avenue, place !!!, rond point et quatre post ados typiques de labaule (fils de classe moyenne supérieure, coupe justin bieber, chemises à carreaux sorties) gloussent en se tenant les côtes, quelques bars mais une seule terrasse où des gens discutent en fumant. C’est calme plat, j’arrive à la mer, tourne à droite, me gare. Traverse l’avenue que j’ai toujours appelée le remblai, et me poste devant la lune: ce soir elle est ronde, parfaitement pleine et se reflète sur un océan sans ride. Le spectacle serait parfait s’il n’y avait ces trois ados sur des vélos, à une centaine de mètres — malgré la distance, leurs voix clapotantes seules troublent la parfaite harmonie. J’allume un j face à la lune, essayant d’ignorer ces piaillements, ou de voir si je peux les joindre, mais non, je retourne à la lune, sur la gauche un autre groupe fait des trucs, plus silencieusement. Le j fini, je reviens dans la voiture, fais 300m et m’arrête devant le casino. J’ai lu quíl y a un bar, et de toute façon les casinos attirent des gens plus étranges. Mais je suis refoulé, je n’ai pas de piece d’identité, juste des cartes de crédit… De toute façn, derrière leur barrière je ne vois qu’une dizaine de types, souvent deux par deux, buvant un dernier verre sur fond de musique lounge soupe.Pas une seule fille, pas une seule pro pour animer la soirée. Je ressors, rencontre un type qui a l’air de travailler là.

– Bonsoir,  vous travaillez, ou vous habitez par ici?
– Euh non, pas vraiment… Mais qu’est-ce que vous cherchez?
– Vous connaissez un endroit où il y a un peu de monde, où ça bouge?
Le type me conseille à lárriere du casino, où par miracle sont concentrées les 3 bars boites de la ville. Re-voiture et tant pis, j’entre dans le premier endroit où il ya un peu de monde, ce sont en fait deux petits groupes, 3 à gauche et 5 à droite. Musique assez bonne, seulement deux filles qui font très locales, je m’installe entre les deux groupes, je dénote un peu mais passe finalement inaperçu, descends un rhum coca, me sens -d’un coup- pas très bien et me précipite dehors avec des hauts le coeur. Donc ce soir il ne se passait rien à la baule.

Mais je me voulais pas rentrer si vite, donc pris la voiture et me suis perdu, sous l’emprise de l’h, dans les petites rues de bretagne, pour arriver sur le bord de mer, à un endroit désert où je me retrouve seul avec un superbe paysage de pleine lune et étoiles pointues dans le ciel d’encre. Marche le long de la plage, m’habituant au froid, rencontre trois filles, grosses et courtes, et reviens à la voiture, m’arrête a nouveau une dernière fois, cette foisci sur la cote sauvage, de la soul jouée par la voiture –mais une chauve souris tourne de plus en plus près de moi, jusqu’à un demi-mètre, elle disparait puis reapparait furtivement devant moi, je suis dans le noir total et ne peut que deviner son souffle lorsqu’elle me frôle, bondissant de l’obscurité.

paris

depuis hier je suis revenu à paris. je loge comme d’habitude chez nath. je m’y sens de moins en moins à l’aise – j’allais dire “chez moi”. je ne peux pas fumer à la fenêtre, ce qui n’est pas si mauvais en soi et m’oblige a descendre  dans la rue, a voir un peu de monde. ce soir je voulais fumer un peu d’h ramenee dans la poche d’un pantalon. fumer un j dans la rue a paris n’est pas trop dangereux, mais l’air y est si pur que l’h se sent a pas mal de metres autour. et comme il y a peu de monde, facile d’etre repere. tant pis, je pars pour un peu d’aventure urbaine. je l’allume devant l’immeuble et traverse la rue en direction d’une petite voie sombre qui perpendicule plus loin. il n’y a personne, sauf un bar tres anime a droite. en qq bouffees je sens deja la vibration chaude du j me prendre. je vais au bout de la rue, qui en croise une plus bruyante, puis fais demi-tour. Me retrouve en face d’un type en survet a capuche. A Paris, je prefererais presque rencontrer des flics qu’un type en survet a capuche. Avec les flics, je pourrais au moins discuter, ils ne me prendraient pas mon j, ne me mettraient pas un coup de boule.
Mais avec celui-ci, il ne se passe rien. Il me croise sans rien montrer, nos regards ne se sont meme pas croises. Je reviens dans la rue de N, traine devant l’immeuble, croise 4-5 personnes en couple ou non, et je m’avance vers le bar d’où venait ce brouhaha. Pourquoi pas me prendre un verre et voir s’il se passe qq chose. Essayer d’avoir une attitude attirante, que quelqu’un vienne me parler ici, dans mon ancienne ville.

Je rentre dans le bar, bonne musique festive. Pas mal de monde, surtout a l’exterieur, qui fument et parlent fort. Aucune mot interessant entendu: beaucoup de “ouais”, de “non mais ca va”, de “woh l’autre, tu t’es vu?”, forts, prononces par des gens jeunes, poilus, peu beaux. Dedans, de la bonne musique, un seul barman a l’autre bout. Au comptoir devant lui, une place libre, ideale pour etre servi rapidement – surtout qu’il a l’air parti pour une serie de mojitos. Mais a cote de cette place libre se tient une grande blonde en pull sexy blanc, si belle qu’elle en devient impressionnante; traverser le bar pour me placer a cote d’elle serait immédiatement remarque par le reste de la populace consituee de 15 types et 0 filles. Mais comme elle ne representait rien a mes yeux, j’ai pris place sans honte a cote d’elle et commande mon demi.
Une minute plus tard un type la rejoint et il n’etait plus question d’elle. Je parcours les visages et les conversations a portee.Des “hahahahahaha”, des “c’est quoi cette bouteille? j’en ai pas vu depuis 15 ans!”, un “ce n’etait pas moi en fait, je n’ai pas pas encore paye”, et au travers de la vitre, la rue blanche avec ses taxis blqncs qui descendent, tout le monde en habits noirs, immeubles beiges brunis par les lampdaires de 1h du matin.
Mon verre a moitie fini je sors sur le trottoir. Des groupes de 2, 3, 4 et 10 parlent enivres, appuyes sur les voitures, des dizaines de megots flottent noyes dans la coulee stagnante des caniveaux. Une fille, une sorte d’emmanuelle gtmn, me dit “vous avez un joli pull” avec la meme facon de battre des cils. Nous discutons un peu mais j’ai vite envie de rentrer. Je ne sais pas ou est le genie francais, s’il est mort, mais il ne buvait pas un verre dans ce bar ce soir-la. Aucune fille ne s’etait habillee correctement, elles etaient la comme dans leur salon, leurs bigoudis sur la tete, leurs clopes au bec. Bon, je suis peut-etre un peu injuste. Anyway, parcours les 20m, rentre en secouant les bras pour ne pas trop sentir la cigarette.

fin janvier 2011

déjà! le temps passe à une allure folle. Tous les beaux carpe diem et autres vivez ce jour comme si c’etait le dernier, n’y font rien, je laisse filer les heures et le soleil qui passe du gris au bleu, je fume beaucoup trop, sentiment d’urgence, je suis vieux et je n’ai RIEN fait de ma vie, je suis vaguement obsédé et sans concentration, touzazimuts, messengers msn et yahoo en mode 2e personnalité, cherchant de nouvelles femelles mais sans être assez motivé, en fait démotivé par finalement leur apparence, leur banalité, la platitude de leurs vies. Elles sont tres rarement assez belles ou sexy pour que je passe outre leur conversation or tel petit défaut dans leur physique, habit ou langage. J’ai envie de sourires, de laisser-aller, mais celles qui viennent à moi sont sérieuses, sages, elles oublient qu’elles sont des êtres simples voués au bonheur. Et je me demande parfois si elles ne me trouvent brillant que parce qu’elles mêmes sont ordinaires.
Souvent je me demande si je retrouverai une femme digne de celle qui m’a fait l’honneur de vouloir un enfant de moi, celle qui avait cette énergie si brillante.

je songe à écrire quelque chose sur l’histoire d’un homme qui se perd comme j’ai l’impression de me perdre parfois. Les nuits se passent, au matin — ce matin qui ne se lève que l’apres-midi — mes vêtements sentent la cigarette, les draps sont tachés de sperme, de sang, d’odeurs plus ou moins maquillées, mon portable indique plusieurs messages manqués ou arrivés, mon inbox ne contient que des liens vers des sites commerciaux ou non (nouvelle forme de tract, la newsletter, un tract avec du contenu, non polluant -quoique-, au moins biodégradable, nous n’en recevons plus dans nos boites aux lettres mais tellement plus en quantité dans nos boites de réception)

je n’ai pas vraiment travaillé depuis 2 mois mais j’ai toujours un peu d’argent en réserve, de quoi tenir jusqu’en juin sans travailler. j’espere bien que ma bonne étoile, ma carte de toutes les protections, va m’envoyer une requête venue du ciel, qui sera une grande étape dans ma vie professionnelle — et personnelle, puisqu’elles tendent à être si intimement liées.

Je veux le futur. Je l’attends et l’appelle de mes prières les plus éloquentes. Je veux ce futur et cette consécration bientôt, cette année. Il est temps. Une belle marque, fière et puissante, pour mes quarante ans, qui sera ma cape de lumière pendant les 3-4 prochaines années ; un nom, une référence évidente qui va m’élever, d’un coup, sur une nouvelle marche de ma vie.
Et malgré la nonchalance de mes jours, je suis confiant, alerte, je suis certain de ma part de destin.

hier soir conversation dans le lit: elle se soutient que je rêve mais que je me m’en souviens pas. Je pense que je rêve déjà tant dans la journée qu’il ne reste plus rien à rêver la nuit. N’y a-t-il pas une une correlation entre mes périodes d’activité intense et les rêves, souvent cauchemars, dont je me souviens ?

un nouveau soir arrive, bientot 10h, chercher à manger, manger, regarder un film, s’embrasser, fumer un joint, se laver les dents, faire l’amour, et fermer ce vendredi 28 janvier…

8 juin 10

wow la vie est souvent comparable à un ride de surf. Toujours en mouvement, toujours en équilibre, toujours en adaptation avec la vague.

reflétant mon activité multipolaire, mon bureau est un chantier permanent dont je n’arrive pas à juguler le flot de documents qu’il génère.

Nouvelles physiques des derniers mois: natalie, 5 courts jours à saigon puis dans le delta, pollution et chine de plus en plus présents en chine, je crois qu’hongkong va pâtir de son appartenance passée à l’empire britannique et de son énervante aspiration à vouloir le suffrage universel, voire la démocratie. Je ne trouverais pas abérrant que le pouvoir chinois cherche sur le long terme à faire payer à cette ancienne colonie sa richesse clinquante alors que le peuple chinois s’étouffait dans la revolution culturelle puis l’esclavagisme moderne.

Des mouvements de grève naissent en Chine, Foxconn après 9 suicides et 3 ratés, a annoncé une augmentation de 30% des salaires. Honda a du suivre le mouvement après une longue grève qui fait figure de symbole. Bravo l’ouvrier chinois qui ose se lever et réclamer une part du fruit de son travail dément !
C’est un long processus au niveau d’un pays d’1.5 milliard d’habitants, qui prendra plusieurs décennies, mais il faut un début à tout.

Je reviens d’un court séjour à bj que je n’ai pas eu le temps de visiter mais qui, criant d’évidence, possède une plus profonde culture que n’importe quelle ville que j’ai pu visiter jusqu’ici. Shanghai est un Disneyland rouge plongé dans le gris de son ciel et de ses tours –dont le béton imite la couleur du ciel et dont le verre le reflète.  Le Guangdong est une usine faite ville. BJ est une ville, certes démesurée, mais avec une vie de quartier et des architectures intéressantes, fortes, durables dans le temps — ce qui n’est pas le cas de Sh ou Gz).

Bébé me manque parfois terriblement, lorsque je vois une petite fille comme elle tenant la main de ses parents, je me demande quelle est l’intensité de sa souffrance, larmes aux yeux. Cela me donne de l’énergie pour bâtir un futur. Elle est sans doute celle qui m’inspire ou me motive le plus.

Occupé. Je suis occupé la moitié du temps, ce qui est bcp pour moi, et je suis si chanceux que mes clients ne m’oublient pas, ou que d’autres apparaissent sans que j’aie vraiment à chercher, ce pour lequel je ne suis pas très compétent. J’enjoye la vie, je suis à un niveau de satisfaction idéal, mais qui peut et va encore s’améliorer.

Je cherche aussi des voies pour monter à un échelon supérieur, mais souffre d’une paresse chronique, surtout en l’absence de deadlines. J’aime passer les jours dans un songe. Le problème est que j’en passe trop.

Mais confiant et si heureux de ma vie, wow !

un sentiment de la xxtaine

j’écoute de la mauvaise musique uploadée sur soundcloud.com, parce qu’une fille de 21 ans que j’ai rencontrée dans un bar bourge m’a dit qu’elle est dj et que je pouvais écouter son mix là. je roule mon 3e joint de la soirée, avec de moins en moins de culpabilité – sur l’heure tardive, sur le fait de fumer, sur fumer une drogue, sur le lendemain, sur ce que j’ai à faire et ce que je voudrai faire, ….

ca doit etre le sentiment de  la quarantaine, cette urgence à penser que l’on est bientôt mort, et que l’on disparaitra sans laisser de trace, anonymement  comme l’une des 150.000 personnes qui meurent chaque jour sur la terre. Il faut donc considérer à cette échelle les rares qui font l’objet d’une quelconque nouvelle quelque part dans les médias que nous utilisons. Dans Time Magazine, ils sont 3 ou 4 chaque semaine. Même la mort de Malcom Mc Laren n’a eu, ici, que l’impact d’un statut d’une amie sur facebook.

Donc sous cet angle, recueillir des articles la semaine de sa mort est un honneur rare qui est aussi bien du aux grands artistes qu’aux grands meurtriers, et je n’ai pas besoin d’en faire partie, car l’histoire ne se joue pas à une semaine près. Non, il faut durer, perdurer et persister dans la mémoire collective par un acte ou une oeuvre qui sera ma représentation après ma mort. Et je ne l’ai pas encore concue, cette projection dans le temps, même si j’ai conçu une petite fille qui portera, quelque part, sur quelques générations, ma mémoire.

Petit point sur mon actuel: toujours avec N, qui aura 25 ans bientôt. Elle est en train d’apprendre, et elle apprend positivement, sans trop se rebeller, je fais des efforts pour etre patient, du moins j’apprends aussi à faire des efforts. Elle est encore jeune, et sa fraicheur m’enchante souvent, elle m’excite littéralement. Aujourd’hui à l’expo de birch, dans un coin sombre je l’ai caressée tant et si bien qu’elle a fini par me sucer. Pour peu je l’aurai pénétrée, appuyée contre la rondeur bandante de ses fesses, pressant ses seins comme elle aime tant, en visionnant un video d’horreur arty.

Travail calme depuis la semaine derniere, un creux comme j’en ai connu tant, je ne me fais pas trop de souci grace à l’argent de l’appartment, mais je dois profiter de ce temps libre pour préparer l’avenir et toutes les grandes choses que je dois faire dans ma vie. Je commence demain matin, avec une liste, des priorités et des objectifs. En avant !

un détour par la K

un soir cette semaine je discute avec icey sur msn, et soudain elle me dit de venir diner chez elle, avec une copine, qu’elle a de l’h et me demande d’amener du whisky, du vin. Je n’en crois pas mes oreilles, trop beau pour etre vrai, et elle habite à 1h de chez moi. Mais bon, quoiqu’il se passe là bas, je suis sur ce que sera intéressant. donc je me prépare en vitesse et passe au wellcome.

en arrivant chez elle, après bus et taxi, je l’attends une dizaine de minutes parce qu’elle prend sa douche. je monte, sonne, et c’est son copain qui m’ouvre la porte… déception mais pkoi pas. L’appartement est sale, montagnes de vetements et objets divers sur le sol. Un chat placide se promène. Icey sort de sa douche en peignoir et je remarque la maigreur de ses jambes.

Plus tard,  j’essaie pour la premiere fois la K dans un billet de 20$; je la sniffe et l’effet arrive tout de suite. J’étais sur le point de partir mais maintenant j’en suis incapable, mes membres sont proprement anesthésiés, impossible de bouger, et quand je me lève pour aller aux toilettes, je vacille: mes jambes ne me portent pas, et je n’ai plus d’équilibre. Je reste dans la pénombre devant la télé sur mtv, concert de rock avec crete.

La K a été amené par la meilleure amie de icey, qui est arrivée soudain accompagnée de 3 garcons entre 14 et 17 ans. Ils la suivent comme des petits chiots. Elle me raconte qu’ils ont des problemes familiaux, donc elle les héberge lorsque ca ne va pas bien chez eux. Elle les dresse, les nourrit, et leur donne de la K une fois par mois, sinon ils seraient capables d’en prendre tous les jours, tout le temps.

L’effet est addictif, c’est évident, et le petit sachet coute seulement 100$, pas étonnant que ca ait autant de succès chez les jeunes. J’avoue que j’ai aimé l’effet, comme un joint très puissant, mais c’est surtout une drogue d’intérieur, en ce sens qu’elle n’incite pas à se lever et faire la fête. Non, j’avais plutot envie de rester le plus allongé possible et divaguer. Ce soir là, difficile de me couper du monde, je regarde les allées et venues des autres personnes comme assis au cinéma, un groupe cantopop chante du sirop par la hifi, j’ai l’impression d’etre dans tristessa.

Plus tard, 5h du matin, je prends un taxi qui traverse Kowloon et j’ai les plus belles visions qui soient, envie de revenir sur cette route et prendre des photos.

Le soir suivant je vais au yoga avec natalie, nous rions, elle pose sa tete sur mon épaule pendant le diner, puis m’envoie un sms dans la nuit pour me dire qu’elle ne veut pas me faire du mal. Je fume et je m’endors.

2010

(commencé début janvier)

ca y est, nous sommes en 2010 et je suis heureux que ce soit la fin de ces années 00, ca nous donne une vraie date pour repartir. la bulle internet, le 11 septembre, les guerres en Afghanistan et Irak, la crise financière, les grippes aviaires et porcine, le tsunami, etc etc

et de mon coté la rencontre avec n, le bébé, cultural, la séparation, hk, une nouvelle vie; une décennie bien remplie mais guère productive professionnellement; juste un cycle, et là je repars quasiment de zéro, avec un peu d’argent en poche. en 2000, je repartais avec rien; apres ma crise, apres mon voyage au vietnam, j’avais laché appartement, voiture, copine et même emploi pour partir trois mois seul et regarder le ciel. A mon retour, je n’avais plus rien.
10 ans plus tard, je reviens au même endroit, sauf que je suis à hong kong, sauf que j’ai de quoi vivre un an ou deux sans travailler. j’ai un capital affectif professionnel qui vaut un peu, mais que je ne suis pas sûr de vouloir faire s’épanouir. je pense plutot à créer des objets, à vendre en grandes quantités. Ca me parait etre le seul moyen de gagner de l’argent. Vendre 50.000 trucs ; 10.000 autres, et ainsi de suite. Au final je gagnerai aussi bien, en créant mes propres objets, et je pourrais affiner ma perception du public.

tout le monde devrait avoir envie de se remettre au travail et d’en découdre avec la vie; c’est en tous cas ce que je vais faire, je bande totalement d’etre revenu à hk (ce matin), même s’il fait gris, même si j’entends le grincement désagréable d’une grue et d’un caterpillar.

(suite, le 27 janvier)

depuis mon retour à hk, j’ai quitté sw, ce n’était pas difficile, j’étais un peu désolé pour elle, elle tenait tellement à notre relation, et maintenant a mis 3 semaines pour accepter la rupture. Déni, colère, marchandage, dépression, acceptation. J’en suis au stade où je ne lui trouve que des défauts, et je n’ai plus envie d’elle. Hier soir j’ai regardé nos photos et n’ai pu m’empêcher d’être ému par l’amour charnel qui nous liait. Pourtant, les incidents du voyage en france ont fissuré cet amour et à mon retour à hk, je ressentis un grand vide d’amour, l’absolue certitude que je ne pourrais plus vivre avec elle.
Le pire moment, celui qui revient toujours, fut lorsqu’en normandie, prise d’une cruelle colère, elle me dit qu’elle se tuerait si elle était enceinte de moi, que rien ne la dégouterait plus au monde que d’avoir un enfant de moi. C’est à ce moment qu’elle a tué notre amour, définitivement.
D’autres tensions ont suivi durant les 2 semaines en France, et lorsque je m’assis seul dans le taxi vers npoint, mon sourire disparut et  m’envahit un flot de pensées nocives envers elle, soutenus par sa voix aiguë et autoritaire.
Il me reste toujours ces moments où elle savait etre touchante par son sourire timide, son regard de côté,
ou bandante, jamais connu un tel plaisir à faire l’amour, et aussi à baiser fort et extatique.

Quelques jours plus tard, je rencontre N, une troisième N !! dans une situation très proche de la 2ème, c’est-à-dire que je l’ai dépassée dans la rue pour aller dans un endroit (version 2010 au chericheri) dans lequel elle allait aussi, et nous nous sommes retrouvés cote à cote et avons commencé à discuter, avec une attirance réciproque immédiate. 2 jours plus tard, diner italien, sa personnalité me rappelle la 1ère –en plus ouverte sur le monde, plus mure aussi– et pendant une petite semaine nous nous voyons tous les jours, avant qu’elle ne vienne chez moi suite à une visite du funeral home de np… Mais 3 jours plus tard elle disparait suite à des problèmes d’ex, ca va, je m’en remets, mais nous nous rappelons et nous reverrons cette semaine. Elle a seulement 25 ans, notre difference d’age la perturbe mais elle adore être avec moi. Bref.

J’ai envie de craquer pour un séjour en thailande, je regarde maintenant.

à l’approche de noel,

je me sens bien, très bien, en état d’apesanteur, les mots se bousculent qui veulent exprimer cet enthousiasme, la nouvelle du jour étant un weekend improvisé à sh avec sw pour –dans l’ordre– l’ouverture d’une expo d’art contemporain chinois puis diner puis massage, dormir et le lendemain visiter la biennale d’architecture, de belles visions en perspective, de l’inspiration, de la beauté.

noel en france, retrouvailles avec ma mère, 1er noel chez jeanpaul, puis patrick, nouvel an à paris peut-etre avec fred, il va m’arriver plein de choses dans les prochaines semaines, et ca commence demain!

sur mon bureau une liste d’une trentaine de choses à faire, commencer, mettre en route ou aboutir avant de partir. il faut que 2010 soit une année marquante de ma vie, d’accomplissement. 40 doit etre une année à retenir. et cette liste devrait en fait être permanente et affichée sur un mur comme une carte stratégique du temps pour cette année, et elle commence demain!

celui que je vois dans le miroir n’a pas 40 ans. A vrai dire je le regarde à peine: je lui rase la barbe et les cheveux, je lui brosse les dents, je redresse son costume et son torse, je vérifie qu’il n’a rien dans le nez avant de sortir. Ensuite il n’existe pas. Je le déplace au long de la journée sans le ressentir, et je profite de la vue. Je regarde, chaque jour émerveillé, le monde qui passe et tourne autour de moi. Il ne se passe pas une semaine sans que je pense à un certain moment “J’adore tellement cette ville”. Lorsque le minibus zigzague dans les rues pour revenir chez moi apres une nuit chez sw, et qu’il arrive soudain sur une grande place, ou sur la baie; la voie rapide s’étire comme un long ruban sous le ciel bleu lumineux, temps magnifique, vue large puissante, tours très verticales au loin, montagnes en arrière plan, le soleil qui vient frapper ses flancs. Un ciel immense, parfois des aigles qui planent, les arbres qui forment un tapis dense au loin, le vent.

hier soir discussion avec fl sur les idées à développer. envie de lancer des multiples projets à coup de 2-3.000e, comme des paris dont au moins un se transformera en jackpot. il veut m’aider mais je devrais être le moteur des projets. Son appui sera commercial, nous devons nous motiver mutuellement. Fl doit m’aider à m’organiser, est-il capable de le faire? Dans l’absolu je lui fais confiance pour être malin, s’il arrive à être plus sérieux et d’un enthousiasme plus raisonné.

En avant pour 2010, et ca commence maintenant!

Vendu

une note aujourd’hui pour marquer la date avec une page blanche, l’appartement a enfin été vendu signé et il ne reste qu’à faire les calculs avant de profiter d’une belle somme et relancer ma vie. Le dernier verrou vient de sauter, c’est le moment pour moi de me jeter encore une fois vers l’avant, génial !

derniers mois tres occupé, fini par le mariage de raph, puis une semaine en france voir bébé, retour, signature, voyage prévu en france à noel avec sw,

demain paris

cet apres-midi, je pars pour paris pendant une semaine

très heureux de revoir bébé que j’aime tant, dont la voix m’émeut chaque fois que nous nous parlons. séances de calins et de GROS bisous dans le cou, mon coeur en tremble.

heureux aussi de revoir mes amis et de passer un moment avec eux. dommage que tous habitent Paris, cette ville dont j’écrivais l’année derniere sur mon portable “rappelle-toi paris en octobre et fais ton possible pour ne jamais retourner y vivre”.
Le seul souvenir de ce paris dessiné en tons de noirs supérieurs à 50%  me soupire mais ce n’est qu’une semaine qui sera vite dépassée.

nouvelles du passé: je sors de deux mois intenses qui remplissent mon compte en banque. apres le mariage de samedi dernier, je n’ai plus aucun projet à court terme.
normalement la vente de l’appartement sera signée pendant mon séjour. C’est le moment pour mettre en route des projets plus personnels dirigés d’un côté vers l’art de l’autre côté par un sentiment avide d’argent pour pouvoir me consacrer à la création. Mes derniers jobs  comportaient une dimension créative et humaine trop légère, je suis en manque.