une fois bebe couchee, je sors avec l’espoir que quleque chose arrive ou m’arrive. je prends la voiture et me dirige vers ce qui devrait etre le centre nevralgique, l’avenue de gaulle. A son depart, place ???, devait se trouver le Vitro, “s’il y a un endroit ou danser a la baule, c’est le vitro” mentionnait un site. Or en ce lundi soir, apres avoir fait le tour de la place ???, le Vitro etait fermé et gisait sombre dans un recoin de la place. Je prends ensuite l’avenue de gaulle, toute aussi morne, volets baissés, je rappelle qu’il est moins de minuit. Au bout de l’avenue, place !!!, rond point et quatre post ados typiques de labaule (fils de classe moyenne supérieure, coupe justin bieber, chemises à carreaux sorties) gloussent en se tenant les côtes, quelques bars mais une seule terrasse où des gens discutent en fumant. C’est calme plat, j’arrive à la mer, tourne à droite, me gare. Traverse l’avenue que j’ai toujours appelée le remblai, et me poste devant la lune: ce soir elle est ronde, parfaitement pleine et se reflète sur un océan sans ride. Le spectacle serait parfait s’il n’y avait ces trois ados sur des vélos, à une centaine de mètres — malgré la distance, leurs voix clapotantes seules troublent la parfaite harmonie. J’allume un j face à la lune, essayant d’ignorer ces piaillements, ou de voir si je peux les joindre, mais non, je retourne à la lune, sur la gauche un autre groupe fait des trucs, plus silencieusement. Le j fini, je reviens dans la voiture, fais 300m et m’arrête devant le casino. J’ai lu quíl y a un bar, et de toute façon les casinos attirent des gens plus étranges. Mais je suis refoulé, je n’ai pas de piece d’identité, juste des cartes de crédit… De toute façn, derrière leur barrière je ne vois qu’une dizaine de types, souvent deux par deux, buvant un dernier verre sur fond de musique lounge soupe.Pas une seule fille, pas une seule pro pour animer la soirée. Je ressors, rencontre un type qui a l’air de travailler là.
– Bonsoir, vous travaillez, ou vous habitez par ici?
– Euh non, pas vraiment… Mais qu’est-ce que vous cherchez?
– Vous connaissez un endroit où il y a un peu de monde, où ça bouge?
Le type me conseille à lárriere du casino, où par miracle sont concentrées les 3 bars boites de la ville. Re-voiture et tant pis, j’entre dans le premier endroit où il ya un peu de monde, ce sont en fait deux petits groupes, 3 à gauche et 5 à droite. Musique assez bonne, seulement deux filles qui font très locales, je m’installe entre les deux groupes, je dénote un peu mais passe finalement inaperçu, descends un rhum coca, me sens -d’un coup- pas très bien et me précipite dehors avec des hauts le coeur. Donc ce soir il ne se passait rien à la baule.
Mais je me voulais pas rentrer si vite, donc pris la voiture et me suis perdu, sous l’emprise de l’h, dans les petites rues de bretagne, pour arriver sur le bord de mer, à un endroit désert où je me retrouve seul avec un superbe paysage de pleine lune et étoiles pointues dans le ciel d’encre. Marche le long de la plage, m’habituant au froid, rencontre trois filles, grosses et courtes, et reviens à la voiture, m’arrête a nouveau une dernière fois, cette foisci sur la cote sauvage, de la soul jouée par la voiture –mais une chauve souris tourne de plus en plus près de moi, jusqu’à un demi-mètre, elle disparait puis reapparait furtivement devant moi, je suis dans le noir total et ne peut que deviner son souffle lorsqu’elle me frôle, bondissant de l’obscurité.